Le Sénégal du futur est en train de se jouer à Diamniadio, à quelques encablures de la ville de Dakar, là où réside désormais une bonne partie de notre administration. Communément appelé Sphère ministérielle, ce site symbolise le nouveau visage de l’administration sénégalaise. La « surcharge pondérale » de la capitale sénégalaise a longtemps hanté le sommeil de nos gouvernants. Un seul d’entre eux, Macky SALL, a eu le courage de traduire sa volonté en acte en osant jeter les bases de la relocalisation des corps administratifs.
Ainsi, au cœur de cette nouvelle cité de Diamniadio, se dressent quatre immeubles R+8 formant la « phère ministérielle ». Elle s’érige sur une assiette foncière de 3,5 hectares pour 1600 Postes de travail, une salle de conférence de 200 places, une unité médicale, une garderie pour les enfants des agents, deux salles de prière, 800 places de parking (dont 600 intérieures) et un centre multifonctionnel R + 1 de 2 000 m2. Diamniadio Safe-city, c’est aussi une gestion intelligente avec l’internet haut débit, la vidéo surveillance, un système intégré de contrôle d’accès et de sécurité de dernière génération et la gestion centralisée des données.
Bien plus qu’une audace politique, la création d’une cité ministérielle à 30 KM de Dakar, relève de la folie, c’est-à-dire d’un excès de lumière adossé à une volonté aveugle d’accomplir un destin ancré dans les méandres de la modernité. Diamniadio – ville intelligente, ville sûre – traduit aussi un désir d’accommodation au contexte d’expansion technologique, mais également une propension à s’arrimer au spectre de l’intelligence artificielle défiant toutes questions épistémologiques. Ainsi, la nouvelle ville constitue, en elle-même, une innovation technologique de pointe capable de fournir aux populations des réponses environnementales durables.
Toutefois, la solution la plus attendue pour notre Administration était de l’ordre du physico-organisationnel : d’une part, la délocalisation d’une bonne partie des corps administratifs de l’Etat centrale essoufflés et suffoquant sous le poids de l’encombrement et de l’étroitesse, d’autre part la réorientation et la relance d’une administration de pointe et avant-gardiste. C’est dire que la « Smart City » de Diamniadio cadre parfaitement avec la volonté du Président Macky SALL dont l’un des défis primordiaux consiste incontestablement à « mettre nos ressources humaines dans des conditions de compétitions et de performance », ainsi qu’il l’a lui-même déclaré lors du Forum de l’administration au CICAD, le 10 avril 2016.
La Cité ministérielle Dakar-Diamniadio constitue, sans nul doute, une innovation qui non seulement rend hommage à l’ensemble des ressources humaines du corps administratif, mais encore restaure la dignité de l’administration sénégalaise. La beauté physique d’une administration renforce proportionnellement l’efficacité et la convivialité des structures. Nous ne pouvons aspirer à la modernité ou à la nouveauté tout en nous laissant sombrer dans la vétusté et la caducité. La safe-city de Diamniadio est donc à la hauteur des ambitions de l’administration à plus de considération et de respect.
Le choix du modèle de Diamniadio, ville intelligente relève d’une démarche qualité révolutionnaire insufflée et impulsée par le Chef de l’Etat. Cette démarche partagée par les cadres et personnels témoigne d’une aspiration irrévocable au progrès qui revendique un esprit d’amélioration continuée au quotidien. Inutile de le préciser, cette innovation entre dans le cadre d’une vaste réforme enclenchée depuis son premier mandat par le Président Macky SALL, dans le souci d’un renforcement de la légitimité de l’Etat et la qualité des services rendus quotidiennement aux citoyens sénégalais. En cela, cette cité est un outil et un moyen, non une finalité en soi. Et, celui-ci entre dans le champ global d’une méthode que l’on pourrait baptiser «stratégie présidentielle de modernisation ». Encore faudrait-il que les pionniers de Diamniadio, c’est-à-dire l’ensemble des personnels déjà en place, appréhendent le sens véritable des buts à atteindre: « Assurer et améliorer le bien-être équitable de toutes les couches de la population ». N’est-ce pas cela la vocation de toute administration, bras séculier de l’Etat ? Aussi, pour y arriver, doit-on savoir motiver les personnels et améliorer leur sphère d’expression, afin de mieux canaliser leur énergie et leurs compétences.
Par ailleurs, ce fleuron à la pointe des nouvelles technologies fait tellement plaisir à visiter que certains usagers versent, sans s’en rendre compte, dans l’hypostase lorsqu’ils décrivent la « Cité Ministérielle Dakar-Diamniadio ». C’est comme qui dirait, que tous les problèmes de l’administration sénégalaise étaient réglés, par le seul fait de sa relocalisation. Et pourtant, le Président de la République avertit souvent en faisant l’annonce de certaines de ses initiatives spécifiques: « un service de qualité n’est obtenu que si les ressources humaines qui l’exercent sont engagées et motivées ». Il ne saurait donc être question d’une perte de vue de l’importance de la qualité des agents et personnels, premiers usagers de cet instrument. C’est dire simplement qu’il s’agira moins d’une remise en doute de l’utilité des infrastructures en service à Diamniadio, que d’une interrogation sur les modalités de leur mise en œuvre non seulement par la Délégation Générale à la Promotion des Pôles Urbains de Diamniadio et du lac Rose, mais aussi par les différentes administrations qui y ont été installées.
Ainsi donc, pour la survie et la démultiplication du modèle, il appartiendra à tous les Sénégalais de veiller à la préservation de cette immense infrastructure qui place l’administration aux avants postes technologiques de la modernité et du progrès. Et puis que Diamniadio ville-verte est aussi une exigence de l’architecture du future, elle cadre harmonieusement avec les désirs de réussite de l’Etat dans ses tâches de modernisation.